

















Paire de salières en argent XVIIIe siècle – Louis Joseph Bouty
390,00 €
Paire de salières doubles
«Petits obélisques en argent»
Paris, XVIIIe siècle.
Travail du maître orfèvre Louis Joseph Bouty, caractéristique de l’argenterie de table française de l’Ancien Régime.
- Description
Description
Paire de salières doubles en argent «Petits obélisques en argent»
Argent, fonte, ciselure et travail ajouré.
Verrines en verre cobalt.
France, Paris — troisième quart du XVIIIᵉ siècle.
Maître : Louis Joseph Bouty (Mirrebaud-Bouty).
Poids d’argent : 282 g.
Poinçons du maître.
Dimensions : longueur 14,5 cm, hauteur 13 cm.
État : bon état, verrines conservées.
Attribution confirmée par expertise ; document disponible.
Argenterie de table parisienne du XVIIIe siècle
Au XVIIIe siècle, en France, se développe une véritable culture aristocratique de la table, dans laquelle les petits objets d’argenterie — salières, saucières et accessoires pour condiments — occupent une place essentielle.
Les pièces de ce type, connues sous le nom de salières doubles à anse, étaient disposées à proximité des convives et remplissaient à la fois une fonction pratique et décorative.
Dans les ateliers parisiens, ces objets étaient fréquemment réalisés par paires, formant des compositions symétriques et contribuant à l’harmonie visuelle de la mise en table.
Structure et décor
Les salières se composent de deux coupes circulaires réunies par une traverse élégante, surmontée d’une anse centrale élevée. Cette architecture confère à l’objet une grande cohérence formelle tout en facilitant son déplacement.
La monture en argent est réalisée en ajourage, développant un décor fin de guirlandes, de motifs végétaux et de cartouches. Cette structure ouverte crée un effet de légèreté et permet au verre cobalt de capter la lumière et d’en intensifier la profondeur chromatique.
Les verrines en verre cobalt renforcent l’effet décoratif tout en remplissant une fonction essentielle : protéger l’argent du contact direct avec le sel.
Le contraste entre l’argent ciselé et le bleu profond du verre constitue un procédé décoratif caractéristique de l’argenterie de table française du XVIIIe siècle.
Maître orfèvre Louis Joseph Bouty
Les salières portent les poinçons de Louis Joseph Bouty, maître orfèvre parisien du XVIIIe siècle, également connu sous le nom de Mirrebaud-Bouty.
Les ateliers d’orfèvrerie parisiens fonctionnaient dans le cadre d’un système corporatif rigoureux, garantissant la qualité du métal, le respect des titres et l’apposition de poinçons officiels. Cette organisation explique aujourd’hui la précision des attributions pour l’orfèvrerie parisienne XVIIIe siècle.
La présence des poinçons Bouty permet d’attribuer avec assurance ces salières à la production parisienne du troisième quart du XVIIIe siècle.
Intérêt artistique
Cette paire de salières constitue un exemple caractéristique de l’argenterie de table parisienne du troisième quart du XVIIIe siècle, où la fonction utilitaire s’inscrit dans une recherche décorative aboutie.
L’équilibre entre l’ajourage de la monture, la profondeur du verre cobalt et la structure architecturée de l’ensemble crée une composition particulièrement harmonieuse.
Ces objets illustrent pleinement l’attention portée, sous l’Ancien Régime, aux éléments de la table, conçus comme de véritables œuvres d’art décoratif.







