«Les heureux ne regardent pas l’heure», écrivait Alexandre Griboïedov dans la comédie Le Malheur d’avoir de l’esprit. Mais les heureux propriétaires de pendules anciennes, eux, regardent l’heure. Ils les contemplent, écoutent leur sonnerie mystérieuse, qui emplit la maison d’une atmosphère de quiétude et d’équilibre intérieur.

Les horloges, leur mécanisme parfaitement réglé, soumis à des lois rigoureuses, étaient déjà au XVIIIe siècle pensées comme une image de l’Univers. Voltaire écrivait : « L’univers est une horloge, et l’existence de l’horloge suppose un horloger ». I. Newton, G. W. Leibniz, W. Paley, réfléchissant à l’ordre du monde, le mettaient en relation avec l’horloge.

Quelles que soient les évolutions des conceptions de l’Univers au XXIe siècle, une chose demeure : les horloges anciennes attirent le regard, fascinent et, en mesurant le temps, font apparaître la valeur singulière des instants de la vie. Et, comme l’a remarqué Mikhaïl Mamytch : « Les montres de valeur ne créent pas le temps, mais reflètent combien il est précieux pour leur propriétaire. »

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