Lampadaire en cristal de Bohême
2 500,00 €
Grand lampadaire en cristal «Bohême».
Né à l’époque des Habsbourg, le célèbre modèle bohémien « Marie-Thérèse » est devenu un symbole de la splendeur des luminaires d’apparat en cristal. Dans ce lampadaire, la tradition du XVIIIe siècle trouve une nouvelle expression : les centaines de facettes du célèbre cristal de Bohême réfractent la lumière, créant un jeu de reflets et d’éclats dorés qui transforme l’espace et souligne le caractère solennel de l’intérieur.
- Description
Description
Grand lampadaire en cristal «Bohême». Modèle «Marie-Thérèse»
Bohême, années 1960–1980.
Cristal de Bohême, métal, taille du cristal, dorure à l’or 24 carats.
10 sources lumineuses.
Hauteur : 197 cm.
État : parfait.
Ce monumental lampadaire en cristal du modèle « Marie-Thérèse », d’une hauteur de près de deux mètres, incarne la célèbre tradition bohémienne des luminaires d’art, dans laquelle le cristal devient non seulement un ornement, mais aussi le principal moyen d’expression artistique.
L’histoire du modèle « Marie-Thérèse » remonte au milieu du XVIIIe siècle et est liée au nom de Marie-Thérèse de Habsbourg, reine de Bohême et l’une des souveraines les plus puissantes d’Europe.
Selon les documents historiques de la célèbre cristallerie tchèque Preciosa, l’apparition de ce modèle serait liée au couronnement de Marie-Thérèse à Prague en 1743. Pour les festivités, les artisans bohêmiens créèrent un lustre d’apparat d’un type nouveau, dont la silhouette évoquait une couronne royale. Selon une autre version historique, le premier lustre de ce type aurait été réalisé en 1746 pour le palais de Marie-Thérèse. Ces deux traditions rattachent la naissance du modèle à l’art de cour bohémien de l’époque des Habsbourg.
La particularité des lustres « Marie-Thérèse » résidait dans leur construction originale : les bras métalliques, habillés de cristal et ornés de rosaces décoratives, transformaient la structure porteuse en un élément du décor étincelant. Cette conception artistique a défini l’esthétique du célèbre modèle pour les siècles suivants, faisant de celui-ci l’une des créations les plus reconnaissables des maîtres verriers de Bohême.
Dans ce lampadaire, le modèle historique trouve une interprétation particulièrement majestueuse. Sa composition repose sur le rythme de dix bras courbés, de nombreuses pendeloques taillées et d’un axe central élancé. Les centaines de facettes du cristal captent, réfractent et multiplient la lumière, transformant la stricte symétrie de la structure en un jeu continu de reflets, de transparences et d’éclats dorés.
L’association du cristal de Bohême transparent et du métal recouvert d’or 24 carats lors de la restauration confère à l’ensemble une expressivité particulière. Une fois allumée, cette structure de deux mètres se transforme en une colonne de cristal étincelante, dans laquelle la lumière devient une partie intégrante de la forme artistique.
La monumentalité de la composition s’allie ici de manière remarquable à la transparence et à la légèreté visuelle du cristal. Perpétuant la tradition des luminaires d’apparat des palais du XVIIIe siècle, ce lampadaire en conserve les principales qualités artistiques : la rigueur architecturale, la richesse du décor et la virtuosité des jeux de lumière.




























