Nature morte signée D.Н. Rozier – XIXe siècle
2 900,00 €
Dominique Hubert Rozier (1840–1901). Nature morte aux asters dans un pichet en bronze
Élève d’Antoine Vollon et exposant régulier du Salon de Paris, Dominique Hubert Rozier appartient à cette génération de peintres qui ont porté la nature morte florale à un haut niveau d’exigence picturale. Cette œuvre réunit maîtrise de la lumière, sens de la matière et élégance de la tradition française de la fin du XIXe siècle.
- Description
Description
Dominique Hubert Rozier (1840–1901)
Nature morte aux asters dans un pichet en bronze
Huile sur toile.
France, fin du XIXe siècle.
Signée en bas à gauche.
Plaque d’artiste conservée sur le cadre d’origine.
Cachet de Tasset & L’Hôte, fournisseur parisien de toiles et d’encadrements, au revers.
Dimensions de la toile : 62,5 × 46,5 cm.
Dimensions avec cadre : 84 × 68 cm.
État : très bon état. Peinture parfaitement conservée. Cadre d’origine conservé.
Expertise d’attribution (document disponible).
La nature morte florale occupe une place essentielle dans la peinture française de la seconde moitié du XIXe siècle. Bien au-delà de sa fonction décorative, elle devient alors un terrain privilégié pour l’étude de la lumière, de la couleur et des qualités matérielles des objets. Dominique Hubert Rozier appartient à cette génération de peintres pour lesquels la nature morte s’affirme comme un genre autonome à part entière.
La composition s’organise autour d’un bouquet d’asters disposé dans un pichet en bronze. L’artiste ne recherche pas une simple description botanique mais construit une œuvre fondée sur les rapports entre lumière et matière. Les fleurs blanches émergent du fond sombre avec une grande intensité visuelle, tandis que les asters violets et lilas introduisent un rythme chromatique qui anime l’ensemble de la composition. Les reflets chauds du métal assurent l’unité de la palette et renforcent la profondeur de l’espace pictural.
Le rendu des différentes matières témoigne d’une réelle maîtrise technique. Les pétales sont traités avec souplesse et délicatesse, le feuillage demeure plus synthétique, tandis que la surface du pichet révèle un travail particulièrement attentif aux reflets et aux variations lumineuses. Cet intérêt pour la matérialité des objets rappelle l’enseignement d’Antoine Vollon, l’un des plus grands maîtres français de la nature morte, dont Rozier fut l’élève.
Dominique Hubert Rozier expose régulièrement au Salon de Paris à partir de la fin des années 1860 et reçoit une médaille de troisième classe en 1876 puis une médaille de deuxième classe en 1880. Son œuvre s’inscrit pleinement dans le contexte officiel de la peinture française de son époque et bénéficie d’une reconnaissance professionnelle solide de son vivant.
L’intérêt de cette œuvre est renforcé par la conservation de son environnement historique. Le cadre d’origine porte toujours la plaque de l’artiste, tandis que le revers conserve le cachet de Tasset & L’Hôte, importante maison parisienne spécialisée dans les toiles et encadrements. Ces éléments constituent des témoignages précieux de l’histoire matérielle du tableau et de sa présentation d’origine.
Cette peinture représente un exemple caractéristique de la nature morte florale française de la fin du XIXe siècle, période durant laquelle l’attention portée à la lumière, aux textures et à l’équilibre de la composition occupait une place centrale dans la culture artistique et décorative française.






























