Paire de lampes décor mythologique – France vers 1820–1850

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Paire de lampes « Muses et déesses »

Anciennes lampes à huile vieilles de 200 ans, ayant traversé leur époque et entrant naturellement dans une nouvelle. Le sujet antique et l’accord chaleureux de la triade des couleurs — le blanc de la porcelaine, le noir de la base et les bandes terre cuite — créent une image de clarté classique, où la lumière demeure le sens essentiel.

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Description

Paire de lampes « Muses et déesses »

(Anciennes lampes à huile ou à modérateur)

Porcelaine, bronze, décor polychrome avec rehauts peints à la main et dorure.
France, première moitié du XIXe siècle, vers 1820–1850.
Hauteur totale avec abat-jour : 55 cm.
État : excellent.

Paire de lampes, initialement conçues comme lampes à huile, avec des réservoirs en porcelaine de forme balustre, montés sur des bases expressives en bronze coulé.
Les corps sont ornés d’un décor figuratif représentant des personnages antiques — muses et déesses — saisis dans un mouvement de danse avec leurs attributs caractéristiques. La composition des figures se déploie en une frise rythmée autour des lampes.
La palette chromatique repose sur le contraste de la porcelaine blanche, des registres rouge terre cuite, d’une base noire profonde et de touches dorées, conférant à l’ensemble une unité et une expressivité décorative.

Matériaux et techniques

• Porcelaine fine émaillée
• Décor polychrome sur glaçure avec dorure
• Décor par décalcomanie avec reprise manuelle des détails
• Bronze coulé et ciselé

La technique de décor associe une base imprimée et une reprise manuelle en polychromie et dorure, permettant d’augmenter la productivité des ateliers décoratifs et de répondre à la demande croissante de lampes à huile dans la première moitié du XIXe siècle.

Attribution et datation

La structure des lampes ainsi que les réservoirs métalliques internes (désormais retirés) indiquent clairement leur fonction d’origine.
Le type de réservoirs et le système de brûleur à clé latérale permettant de faire monter l’huile, relèvent de la tradition des lampes à huile françaises de la première moitié du XIXe siècle, avant la diffusion généralisée de l’éclairage au pétrole.

La base en bronze coulé aux formes rocaille, typiques de la France, la proportion générale et la cohésion de la forme d’inspiration Empire, ainsi que le programme décoratif à figures antiques dans une interprétation propre au néoclassicisme français, constituent un ensemble de caractéristiques propres aux arts décoratifs français du XIXe siècle.

Ainsi, les lampes sont datées de la première moitié du XIXe siècle (vers 1820–1850), avec une adaptation ultérieure à l’électricité, pratique largement répandue dans la culture française à la charnière des XIXe et XXe siècles.

État

Les lampes sont en excellent état : toutes les parties visibles d’origine sont soigneusement conservées ; les lampes ont été transformées de lampes à huile en lampes électriques ; les abat-jours sont neufs, de fabrication anglaise ; l’installation électrique est conforme aux normes actuelles ; l’aspect d’origine des lampes est préservé.

Caractéristiques artistiques

Ces lampes constituent un exemple expressif de l’art décoratif français de la première moitié du XIXe siècle, dans lequel un objet utilitaire — la lampe à huile — reçoit une interprétation artistique à travers le thème antique.

Les figures féminines formant la frise autour du corps des lampes renvoient à la mythologie antique. On y reconnaît : Athéna — symbole de sagesse et de vaillance, Aphrodite — incarnation de la beauté et de l’amour, Héra — image du pouvoir et de la dignité souveraine, Déméter — déesse de la fertilité et des cycles naturels, ainsi qu’une muse à la lyre — compagne d’Apollon. Dans le contexte de l’image artistique des lampes, cet ensemble se lit comme une évocation du principe féminin, de la beauté et de l’harmonie.

La plasticité des silhouettes, la fluidité des drapés et l’usage accentué de la dorure créent un effet de mouvement et de richesse décorative.

Le registre supérieur orné d’un motif en damier vient couronner la composition, lui conférant une cohérence architecturale et une intensité décorative particulière.

La conservation de la structure d’origine, l’excellent état du décor et l’adaptation professionnelle à un usage contemporain confèrent à cette paire de lampes une valeur à la fois de collection et d’usage décoratif.

 

Sur les photographies complémentaires sont présentés les réservoirs d’huile d’origine du milieu du XIXe siècle, retirés des lampes lors de leur transformation, — témoignage préservé de leur vie initiale.

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