























Grande garniture de cheminée – Néo-Renaissance- XIXe siècle
1 400,00 €
Garniture de cheminée « Triomphe. Néo-Renaissance »
Important ensemble en bronze comprenant une pendule et une paire de candélabres à cinq feux. France, époque Napoléon III, vers 1865–1880.
- Description
Description
Garniture de cheminée «Triomphe. Néo-Renaissance»
Ensemble caractéristique de l’art décoratif français du Second Empire, où la richesse plastique du bronze et l’architecture décorative des formes créent un véritable décor de cheminée destiné aux salons d’apparat.
Bronze, fonte et ciselure ; cadran émaillé à chiffres romains sur cartouches appliqués.
France, époque Napoléon III — vers 1865–1880.
Dimensions : pendule — hauteur 59 cm, largeur 35 cm ; candélabres — hauteur 68 cm.
État : excellent ; mécanisme entièrement révisé par un horloger spécialisé. Pendule en état de marche avec sonnerie des heures.
Attribution par une maison de ventes aux enchères ; documentation disponible.
Style et programme décoratif
La composition de la garniture repose sur un principe d’équilibre architectural. La pendule centrale constitue l’axe vertical de l’ensemble, tandis que les deux candélabres à cinq feux disposés de part et d’autre prolongent son rythme décoratif et forment un ensemble parfaitement symétrique.
L’architecture du corps de la pendule — arc central, anses en volutes et vase sommital — s’inspire du vocabulaire décoratif de la néo-Renaissance, largement réinterprété dans l’art décoratif français sous Napoléon III. La vigueur des rinceaux d’acanthe et le relief profond du décor rappellent quant à eux des motifs d’inspiration baroque, caractéristiques de l’éclectisme décoratif du Second Empire.
Au centre du corps figure un médaillon orné d’un couple de colombes, symbole traditionnel d’harmonie domestique et d’accord familial. Ce type de motif apparaît fréquemment dans les objets décoratifs du XIXe siècle destinés à l’espace domestique.
Les surfaces du bronze présentent un travail très nuancé, alternant plans lisses, textures granulées et reliefs profondément ciselés, ce qui renforce les effets de lumière et la richesse plastique de l’ensemble.
Les garnitures de cheminée sous Napoléon III
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les garnitures de cheminée composées d’une pendule et de candélabres deviennent un élément essentiel du décor des salons. Placées sur les manteaux de cheminée ou sur des consoles, elles formaient le centre visuel de la pièce.
Par son ampleur et la richesse de son décor, cet ensemble appartient au type des grandes garnitures de cheminée, destinées aux vastes salons des hôtels particuliers parisiens. Les candélabres à cinq feux soulignent le caractère cérémoniel de l’ensemble et étaient conçus pour éclairer les grands espaces de réception.
Ces garnitures étaient généralement réalisées dans les ateliers parisiens de bronzes d’art, spécialisés dans la production d’ensembles décoratifs pour les intérieurs du Second Empire, tandis que les mécanismes d’horlogerie provenaient de manufactures horlogères spécialisées.
Les cartouches émaillés du cadran constituent par ailleurs une caractéristique fréquente des pendules de niveau prestigieux au XIXe siècle, contribuant à la richesse décorative de l’objet.
Intérêt artistique
Cette garniture représente un exemple particulièrement expressif de l’éclectisme décoratif de l’époque Napoléon III, où les références à la Renaissance et au baroque se combinent dans une composition ornementale riche et spectaculaire.
Conçue pour les intérieurs d’apparat de la bourgeoisie française du Second Empire, elle témoigne de l’importance accordée aux objets décoratifs dans la mise en scène des salons et dans l’esthétique du décor intérieur au XIXe siècle.







