Peinture sur porcelaine
«Madonna della Seggiola». Hommage à Raphaël
Au XIXe siècle, les chefs-d’œuvre de Raphaël quittent les musées pour entrer dans les intérieurs cultivés grâce à des copies d’une grande qualité artistique. Cette composition sur porcelaine témoigne de l’admiration durable pour la Renaissance italienne et de la volonté de faire vivre ses chefs-d’œuvre dans le décor quotidien.
- Description
Description
«Madonna della Seggiola». Hommage à Raphaël
Porcelaine polychrome.
Bois sculpté, dorure à la feuille d’or.
Italie, fin du XIXe siècle.
Copie d’après Madonna della Seggiola de Raphaël (vers 1514, Galerie Palatine, Palais Pitti, Florence).
Diamètre de la plaque en porcelaine : 35 cm.
Dimensions avec le cadre : 50 × 50 cm.
Au revers de la plaque : initiales de l’artiste, noms et dates de vie des propriétaires successifs, étiquette ancienne de magasin, inscription manuscrite indiquant l’achat de l’œuvre en Italie en 1913.
État : très bon état.
«Мадонна в кресле» принадлежит к числу самых известных произведений Рафаэля Санти, созданных в зрелый период его творчества около 1514 года. В отличие от многих торжественных алтарных композиций эпохи Возрождения, здесь художник создал удивительно камерный и человеческий образ. Богоматерь нежно прижимает к себе Младенца Христа, а юный Иоанн Креститель с благоговением склоняется рядом. Замкнутая круговая композиция усиливает ощущение единства, любви и внутренней гармонии.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’Europe redécouvre avec passion les grands maîtres italiens de la Renaissance. L’Italie devient une étape incontournable du Grand Tour, et les œuvres inspirées de Raphaël, Léonard de Vinci ou Titien trouvent leur place dans les demeures des amateurs d’art. Les copies de qualité, réalisées par des peintres et des céramistes, permettaient d’admirer chez soi des compositions conservées dans les plus prestigieuses collections italiennes.
Cette interprétation sur porcelaine témoigne d’une remarquable maîtrise technique. La peinture polychrome restitue avec finesse les modelés des visages, la douceur des carnations et l’équilibre chromatique qui caractérisent l’original. Le format circulaire de la plaque reprend naturellement celui du tondo, forme privilégiée par Raphaël pour cette composition et emblématique de la Renaissance italienne.
Le cadre en bois finement sculpté, entièrement doré à la feuille d’or, complète harmonieusement l’ensemble. Son décor ajouré de rinceaux, d’acanthes et d’arabesques s’inscrit dans la tradition ornementale de la Renaissance revisitée par les arts décoratifs italiens de la fin du XIXe siècle. Il met en valeur la composition sans en détourner le regard et confère à l’œuvre une présence décorative remarquable.
L’intérêt historique de cette pièce est renforcé par les nombreuses inscriptions conservées au revers de la plaque en porcelaine. On y découvre les initiales de l’artiste, les noms de plusieurs propriétaires accompagnés de leurs dates de vie, une ancienne étiquette de marchand ainsi qu’une inscription manuscrite attestant l’achat de l’œuvre en Italie en 1913. Cet ensemble d’informations constitue une précieuse trace de provenance et permet de suivre l’histoire de l’objet sur plus d’un siècle, ajoutant à sa valeur artistique une véritable dimension documentaire.




























