Garniture de cheminée – Gustave De Bruyn
220,00 €
Garniture de cheminée «Matin naissant»
Ensemble représentatif de l’Art nouveau français réalisé dans les ateliers de Gustave de Bruyne à Fives-Lille. Composé d’un cache-pot et d’une paire de vases, il illustre l’abandon des formes géométriques au profit d’un langage décoratif inspiré de la nature, faisant de la céramique artistique l’une des expressions majeures des arts décoratifs du début du XXᵉ siècle.
- Description
Description
Garniture de cheminée «Matin naissant»
Faïence, décor en relief, glaçures polychromes.
France, Fives-Lille, atelier de Gustave de Bruyne, années 1900.
Dimensions : cache-pot, longueur 35 cm ; vases, hauteur 32 cm.
État : très bel état de conservation. Présence d’une petite fêlure interne sur l’un des éléments.
Expertise d’attribution (document en possession).
Cette garniture appartient aux productions les plus représentatives de l’Art nouveau français, où la forme, l’ornement et la couleur sont pensés comme les éléments d’une même composition. L’ensemble réunit un cache-pot central et une paire de vases conçus comme un véritable décor d’intérieur. Chaque pièce se développe selon un mouvement continu : les anses semblent naître du corps des vases, les contours se déploient en courbes souples et le décor végétal accompagne naturellement la structure de l’objet.
L’un des aspects les plus remarquables de cet ensemble réside dans le travail des glaçures. Les transitions progressives entre le vert profond de la base et les nuances dorées de la partie supérieure créent un effet lumineux particulièrement subtil. Cette palette évoque la lumière du matin se diffusant progressivement dans le paysage végétal. Les fleurs modelées en relief, rehaussées de tons roses et crème, participent pleinement à cette recherche d’harmonie entre couleur et volume.
L’atelier de Gustave de Bruyne, actif à Fives-Lille à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle, occupe une place importante dans l’histoire de la céramique décorative française. Ses créations se distinguent par la qualité de leurs glaçures, la richesse de leur modelé et leur capacité à transformer des objets utilitaires en œuvres décoratives. Ces productions étaient destinées aux intérieurs bourgeois de la Belle Époque, où elles prenaient place sur les cheminées, les buffets et les meubles d’apparat.
Cette garniture illustre particulièrement bien l’un des principes fondamentaux de l’Art nouveau : l’abandon de la géométrie rigide au profit d’une forme inspirée par la croissance organique. Les courbes des anses, les lignes ondulantes de la silhouette, les fleurs stylisées et les dégradés de couleur participent d’un même rythme naturel.
Par sa cohérence esthétique, la qualité de son exécution et son caractère décoratif affirmé, cet ensemble constitue un témoignage remarquable de la céramique artistique française du début du XXᵉ siècle.































