Coupe SABINO – verre opaline Art Déco

110,00 

Coupe «Mûres lunaires. SABINO»

France, Paris, vers 1925–1935. Décor en relief au motif de mûres. Esthétique Art déco, jeu irisé de la lumière : relief doux dans une matière de verre « lunaire », profondeur et légère luminescence intérieure.

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Description

Coupe « Mûres lunaires. SABINO »
Verre opaline, moulé.
France, SABINO, vers 1925–1935.
Marque : France – Paris – SABINO.
Diamètre : 20 cm.
État: Très bon état général. Présence d’un léger éclat poli sur le bord (voir photo 7), sans altération de la perception visuelle de l’objet.
Attribution experte (document disponible).

Matériau

Le verre opalescent est un type particulier de masse verrière dans laquelle sont introduits des additifs minéraux, créant un effet caractéristique, laiteux et mat. Contrairement au verre transparent, il ne laisse pas passer la lumière directement, mais la diffuse, produisant une luminescence intérieure douce et une impression de profondeur.

Dans les objets de la première moitié du XXe siècle, ce matériau était apprécié pour sa capacité à restituer des nuances lumineuses complexes, allant de tonalités froides bleutées à des reflets plus chauds, nacrés, selon l’éclairage.

Manufacture et contexte

La manufacture française Sabino, fondée par Marius-Ernest Sabino, occupe une place notable dans le développement du verre artistique de l’époque Art déco.

Actif à Paris dans les années 1920–1930, le maître a élaboré un langage reconnaissable, fondé sur l’association de la précision technique et de la clarté décorative. À la différence des procédés plus complexes et chargés de la fin du XIXe siècle, la production Sabino tend vers une simplification des formes et une expressivité maîtrisée.

Le verre opalescent constitue l’une des caractéristiques majeures de la manufacture, permettant de créer des objets où la lumière ne se joue pas en surface, mais au cœur même de la matière.

Caractère artistique

Le motif en relief de feuilles et de mûres s’organise comme un mouvement continu, soumis à la forme de la coupe. Le décor n’est pas perçu comme un élément ajouté — il structure la surface, en définit le rythme et l’organisation.

La plastique est douce mais maîtrisée : lignes assouplies, volumes équilibrés, silhouette unifiée. Le motif naturel est transposé dans le langage de l’Art déco — sobre, clair, dépourvu d’excès.

Il en résulte l’image d’un objet où le décor est dissous dans la forme et existe non comme ornement, mais comme une logique interne de l’objet.

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